QUE LA GUERRE EST JOLIE – Christian Roux

QUE LA GUERRE EST JOLIE – Christian Roux

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Que la guerre est jolie

Auteur : Christian Roux
Editeur : Rivages
Cote : P ROU

Résumé : La ville de Larmon, située à une heure de Paris, est dirigée par un maire plein d’ambition qui a de grands projets immobiliers. Il veut convertir l’ancien quartier ouvrier où l’usine Vinaigrier faisait vivre toute une communauté, en un ensemble résidentiel haut de gamme. Mais les gens qui continuent d’habiter le quartier ne l’entendent pas de cette oreille. Pas plus que les artistes qui ont investi l’usine pour leurs performances et installations d’art contemporain. Alors la municipalité va recourir à des pratiques illégales pour faire déguerpir les habitants. Tout est bon: chantage, menace, incendies criminels… Meurtre. Mais pour cela, il faut des voyous, des bandits, des gens qui ne reculeront devant rien.

Coup de coeur : Un roman noir social et véritable roman chorale. Le titre faisant référence à un poème d’Apollinaire dont les vers ponctuent allègrement le roman. La guerre, il en est question et ce dès les premières lignes. Guerre sociale, économique, politique, individuelles s’entremêlent. L’auteur par le biais de nombreux rouages nous embarque au travers des relations de dominés à dominants, de petites crapules à des justiciers idéalistes, de politiciens avides à de simples citoyens à la conscience aiguisée, tout cela dans un rythme rude, rapide et une plume poétique. L’écriture rythmée et ciselée nous entraîne dans des situations noires mais où l’humour est également présent. Jusqu’où est-on capable d’aller pour ne pas renoncer ?

« C’est un peu énervant, cette tendance généralisée à l’apathie. On se plaint sans cesse de ce que les puissants font tout ce qu’ils veulent alors que c’est faux : le plus souvent, c’est nous qui les laissons faire. Parce qu’on a d’autres soucis, parce que la vie est compliquée, parce que le travail est épuisant, parce que tenir sa maison, sa famille, son rôle au sein d’une entreprise et trouver dans tout ça le temps d’aimer est déjà bien difficile. Et je me mets dans le lot. On baisse trop souvent les bras. On a peut-être des excuses mais elles nous servent à quoi ces excuses ? »

Ce polar m’a énormément fait penser à celui de de Nicolas Mathieu Aux animaux la guerre.

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