Apéro polar Avril 2021

Apéro polar Avril 2021

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Nous sommes de retour pour ce deuxième « apéro polar » de cette année.

Retrouvez les coups de coeur de Faïza et de Romain sur notre chaîne Youtube

Entre fauves de Colin Niel

Résumé : Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des ours. Mais depuis des mois, on n’a plus la moindre trace de Cannellito, le dernier plantigrade avec un peu de sang pyrénéen. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l’animal. Alors, lorsqu’il tombe sur un cliché montrant une jeune femme devant la dépouille d’un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et la livrer en pâture à l’opinion publique. Même si d’elle, il ne connaît qu’un pseudonyme sur les réseaux sociaux : Leg Holas. 

Le suspense est bien dosé nous avons des alternances entre des passages assez descriptifs voir contemplatifs entrecoupés par des chapitres plus rapides où l’action s’enchaine. 

Une intrigue se déroulant sur deux territoires diamétralement opposés : l’Afrique : la Namibie d’un côté (avec sa chasse au lion) et le parc naturel national dePyrénées de l’autre (avec sa chasse à l’ours de l’autre) où l’on se trouve en immersion totale la description et la précision avec laquelle l’auteur opère la description des paysages est fantastique et très visuelle. 

Récit chorale relaté par quatre points de vue différents : 

Celui de Martin garde dans le parc naturel national des Pyrénées ; anti-chasse dont on devine assez bien la radicalité 

D’Apolline Lafourcade jeune chasseuse d’une vingtaine d’année étudiante en droit à Pau dont l’attitude et le point de vue sur l’acte de chassé semble le plus nuancé 

De Kondjima un jeune éleveur himba, dont le troupeau de chèvres a été décimé par le lion que chasse Apolline et qui met un point d’honneur à être le premier à le retrouver pour le tuer. 

 

C’est un livre qui nous interroge sur la place de la chasse et surtout la manière d’envisager et de comprendre celle-ci. L’auteur rends le questionnement d’autant plus fort qu’il fait changer le rôle des quatre protagonistes au fil du récit et c’est là un véritable coup de maître. 

De prédateur, le lion devient proie. De chasseuse, Apolline se retrouve traquée par Martin l’anti-chasse qui se mue lui-même en chasseur. 

C’est cette complexité qui fait le sel de ce livre qui, au bout du compte, est une belle réflexion sur la part sauvage de l’homme entre instinct de survie et instinct de chasse. 

 On est clairement dans le thriller avec au cœur les passions humaines et leur déchaînement, explorant ce que chacun a dans les tripes et jusqu’au bout on peut aller pour défendre ses valeurs. 

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Mamie luger de Benoit Philippon

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La république des faibles de Gwenaël Bulteau

Résumé :  Le 1er janvier 1898, un chiffonnier découvre le corps d’un enfant sur les pentes de la Croix Rousse. Très vite, on identifie un gamin des quartiers populaires que ses parents recherchaient depuis plusieurs semaines en vain. 

 Le commissaire Jules Soubielle est chargé de l’enquête dans ce Lyon soumis à de fortes tensions à la veille des élections. S’élèvent les voix d’un nationalisme déchainé, d’un antisémitisme exacerbé par l’affaire Dreyfus et d’un socialisme naissant. Dans le bruissement confus de cette fin de siècle, il faudra à la police pénétrer dans l’intimité de ces ouvriers et petits commerçants, entendre la voix de leurs femmes et de leurs enfants pour révéler les failles de cette république qui clame pourtant qu’elle est là pour défendre les faibles. 

Un premier polar historique et roman noir également qui se déroulant durant la montée de l’antisémitisme sur fond d’affaire Dreyfus et du procès de ce dernier où les tensions entre les deux France dreyfusarde eantidreyfusarde (avec l’avènement des ligues) sont à leur paroxysme durant cette Troisième République. L’ensemble du récit se déroulant à Lyon entre les pentes de la Croix Rousse la Place Bellecour. L’atmosphère d’époque y est merveilleusement retraduite 

Un scénario tentaculaire et extrêmement bien mené avec beaucoup de maîtrise au niveau de l’intrigue. 

Le lecteur est en totale immersion dans cette ambiance « belle époque» mais surtout lutte des classes et les inégalités sociales, la grande pauvreté d’une partie de la population, les femmes et enfants qui sont peu protégés et bien souvent victimes de sévices, un roman très sombre donc avec de nombreux passages qui vont sûrement secouer un peu les âmes sensibles. 

Une brochette de personnages assez intéressante jouant entre le chaud et le froid pour mieux perdre le lecteur au fur et à mesure de l’intrigue. Des personnages ayant nombreuses zones d’ombres auprès desquels nous lecteurs nous nous sentons directement en empathie. Ils ont leurs singularités, des pensées et comportements ambivalents. Des caractères complexes, qui tout à tour touchent, choquent, marquent. 

Cette République des faibles c’est celle des laissés-pour-compte, des délaissés de la société, des âmes perdues dans la gadoue, la crasse et l’oubli. Dans cette triste armée, les enfants sont en première ligne, qui forment le cœur du bataillon. 

Le style et la plume de l’auteur sont magistralement bien menés : c’est poétique, plein de finesse et ça vibre également.  

Un excellent premier roman hâte de lire le prochain de l’auteur… 

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Les boiteux de Frédéric l’Homme

Résumé: 

L’histoire se passe en France, au début des années 1980, dans une réalité qui s’écarte légèrement de celle que nous connaissons. La guerre couve entre la police judiciaire et le « boulevard Soult », autrement dit la police de sûreté et de surveillance, dont l’action, centrée sur la lutte antiterroriste, échappe au contrôle des juges. Louise est une jeune inspectrice rompue aux missions d’infiltration. On la charge de surveiller les agissements de son nouvel équipier. Ce premier roman de Frédéric L’Homme, étourdissant de maîtrise, crée d’emblée une mythologie. Les boiteux du boulevard Soult, ces hommes et ces femmes placés au-dessus des lois, forment une constellation de personnages en marge, qui ne cessent de défier l’État qu’ils sont censés servir. 

 

Premier roman de l’auteur qui a travaillé en tant que scénariste dans le cinéma et la BD. 

 Un premier roman magnifique hyper maîtrisé tant dans la narration que dans l’écriture ; très réussi 

Les boiteux correspondent aux personnes travaillant au sein de la police de surveillance et de sureté française. Ils ont la particularité d’être affranchis du contrôle de la justice ce qui fait d’eux un corps à part et au-dessus du coup de la police nationale. 

La police de sureté et de surveillance a été fondée en 1957, suite aux troubles de la fin de l’époque coloniale et à des vagues de revendications sociales. Le pouvoir en place voulut se doter d’un service indépendant des institutions de contrôle de la police, n’ayant en aucune façon à rendre de comptes aux juges sur les dossiers dont il avait la charge. Frédéric L’Homme se place donc dans les conditions d’un roman historique avec une réalité légèrement distordue. Son service de barbouzes fait immanquablement penser au Service d’Action Civique, le fameux et sinistre SAC, police parallèle gaulliste, rendu tristement célèbre par des affaires retentissantes, telles « la tuerie d’Auriol ». 

Un roman palpitant qui nous plonge au cœur des renseignements secrets des années 70 à 80 en France. 

Un roman d’action de manipulations où les rebondissements sont nombreux et réussis Un excellent roman noir, guerre des polices sur fond de règlement de compte, un duo de flics singuliers, fonctionnant parfaitement, dans une intrigue tordue, située dans un passé réinventé, à découvrir ! 

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Du bleu dans la nuit de Jean Charles Chapuzet 

Résumé : C’est l’effroi à Jarnac lorsque la petite Mona Lisa est kidnappée un soir de février 2004. Tous les hommes de la gendarmerie locale se mobilisent, et même au-delà, la section de recherches de Bordeaux. Ils ne le savent pas encore, mais ce fait divers va devenir l’affaire la plus importante de leur vie. Quatorze ans plus tard, le Patron, directeur d’enquête de l’affaire, et plusieurs gendarmes se souviennent : le dispositif mis en place, la coopération entre la brigade locale et la gendarmerie de Bordeaux, la garde à vue d’un suspect – interminable jusqu’à l’ultime rebondissement -, les retentissements médiatiques et politiques de l’affaire.
Du bleu dans la nuit est la chronique heure après heure de cette journée sous tension où se joue la vie d’une fillette, l’histoire des coulisses de l’enquête, mais aussi un récit social sur la campagne française. 

 

Avant toute chose les éditions Marchialy est une maison d’édition créée en 2016. Elle publie des récits de non-fiction, c’est-à-dire « des récits littéraires de faits réels ». 

Ainsi ce récit n’a rien d’une fiction mais se lit comme si cela en était une. L’originalité ici pour l’auteur est d’alterner les points de vue chapitre par chapitre : point de vue de la police et celui du principal suspect et devenu coupable (par la force des choses). 

C’est merveilleusement bien écrit ; l’auteur prend le temps de replacer le contexte géographique, politique, psychologique pour nous donner à voir sous un jour l’ensemble des détails qui explique alors cet enlèvement. Nous avons l’impression d’être en complète immersion avec l’équipe d’enquêteur(des gendarmes ici) ainsi qu’au plus près du suspect. 

Le style vivant fourmille de détail le suspense est haletant, très visuel également, on sent également que l’auteur s’est documenté comme il se doit. 

Original car raconter à la manière d’un polar l’enlèvement en 2004 d’une jeune fille il fallait y penser… 

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 Dans mon village on mangeait des chats de Philippe Pelaez et Francis Porcel

Résumé :  

Le parcours initiatique d’un jeune garçon dans le crime organisé.
Les gens viennent de loin pour acheter les pâtés du père Charon, boucher et maire de son village du Sud-Ouest. Une recette dont il garderait jalousement le secret, s’il n’y avait pas le petit Jacques Pujol. Fils d’un père violent et d’une mère qui vend son corps à l’homme qui passe, Jacques n’est lié qu’à sa petite sœur Lily qu’il aime éperdument. Mais une nuit, les deux enfants éventent le secret du boucher… Jacques, devenu meurtrier pour sa survie, raconte sans concession son parcours atypique qui va l’amener à diriger un véritable empire criminel 

 

Le titre est à lui seul bien intriguant me direz-vous ! 

Un récit très sombre, violent et tellement réaliste et atypique nous est proposé ici : la naissance d’une graine de criminel à la fois rusé et tellement machiavélique et manipulateur. 

Le rythme est haletant et monte en puissance au fur et à mesure de la lecture. Très violent et critique envers notre société, cette BD met en scène le personnage ambivalent Jacques ayant grandi dans la violence et qui terminera son parcours de vie dans celle-ci. 

Le graphisme assez réaliste traduit bien le parcours de Jacques ; le jeu des couleurs qui a tendance à s’intensifier selon la gravité également des méfaits commis. 

Le petit plus de cette bande dessinée est d’arrivée à nous faire passer d’un sentiment de surprise et d’horreur à quasiment une certaine empathie avec Jacques lorsque ce dernier subit les affres du paternel. 

Un récit taillé au couteau. 

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Le patient de Timothée Le Boucher

Résumé: La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée… 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l’unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d’un profond coma. L’adolescent de 15 ans qu’il était au moment des faits est aujourd’hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d’amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l’amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d’un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s’installe entre eux. Anna n’imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie… 

 

Un scénario impeccablement mené : un rythme haletant et une profondeur psychologique des personnages principaux et secondaires assez intéressants et faisant progresser alors le récit de manière glaçante et tellement réaliste. 

La grande force de ce roman graphique, ce sont des histoires qui s’imbriquent les unes dans les autres, des histoires parallèles qui renforcent l’intrigue principale. 

L’auteur suggère beaucoup de choses via le dessin laissant ainsi planer une relation plus qu’ambigüe entre le patient : Pierre Grimaud et la psychologue qui le suit Anna Kieffer. Qui est Pierre ? Pourquoi est-il le seul survivant ?  Quelles étaient les relations entre les membres de la famille Grimaud ? Comment vivre avec un tel passé ? Comment vivre alors que le futur est si aléatoire ? Comment vivre seul ? Toutes ses questions sont posées par Anna Kieffer, en plus de résoudre l’énigme du meurtrier. 

D’ailleurs, cette femme d’esprit cultivée plus âgée que Pierre tisse d’étranges relations avec lui. L’attirance commence d’ailleurs à être réciproque. 

Il est question dans ce roman graphique de pulsion, répulsion et de déterminisme social. Après tout il suffit de peu de chose pour basculer du bon comme du mauvais côté suite à des traumatismes physiques ou psychologiques…  

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Nymphéas noirs de Fred Duval et Didier Cassegrain d’après le roman de Michel Bussi 

Résumé: Une vieille dame raconte l’incroyable affaire policière à laquelle elle a été confrontée. Elle habite à Giverny et après sa promenade très matinale sur le bord de la rivière, en compagnie de son chien Neptune, elle passe ses journées à observer le ballet des touristes, dans ce village au cadre naturel et architectural préservé. Giverny fut en effet l’unique source d’inspiration du peintre impressionniste et mondialement vénéré Claude Monet, sur les 30 dernières années de sa vie. A l’époque, il peignait des centaines de Nymphéas, sous différentes lumières et différentes saisons. Ce matin-là, à l’aube, la vieille dame croise un cadavre dans la rivière. Une blessure au crâne, une autre dans le cœur. Elle connait cet homme, il s’agit de Jérôme Morval, ophtalmologue à Rouen, mais originaire du village. Un inspecteur de police et son adjoint sont chargés de l’enquête. Ils prennent des moulages d’empreintes de bottes et interrogent les connaissances de Morval. La réputation adultère de Morval n’est plus à faire… Se pourrait-il que la belle institutrice Stéphanie Dupain soit liée à ce crime ? Dans le veston de la victime, une carte postale s’adresse à une fillette de 11 ans. La jeune Fanette Morelle est-elle impliquée, elle qui montre de jolies dispositions pour la peinture ? Et quid de la légendaire toile des Nymphéas noirs, exception rare et non répertoriée dans la carrière artistique de Monet ? 

 

Adaptation du roman de Michel Bussi (roman ayant connu un immense succès précédemment) est plus que réussie. Une série de meurtres s’additionnant à des époques différentes et ayant des mobiles différents.  

Ici c’est un inspecteur expérimenté qui mène l’enquête de manière rigoureuse jusqu’ à abandonner sa rigueur aux yeux doux d’une élégante jeune femme. Or cette dernière est une des clés de l’affaire… mais pas suspecte, ce qui autorise les égards et les égarements de l’inspecteur.  

Le scénariste utilise habilement t la voix off narrative, met en place toute une mécanique de faux-semblants, différentes pistes plausibles, joue avec la temporalité, des lieux et nous balade sans aucune transition d’une époque à l’autre…. 

Le graphisme fort empreint de l’univers du peintre Monet nous embarque littéralement entre un jeu de lumière et d’ombre entre mystère et poésie. 

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Voici aussi quelques références qui pourront aiguiser votre curiosité !

5 est le numéro parfait de Igort -En DVD

Adapté d’un roman graphique.

Le film reprend parfaitement le roman graphique.

Un film mafieux à la sauce italienne dans les années 70.

Cela reste un film policier agréable à voir dans son esthétisme.

Résumé:

Peppino Lo Cicero, ex-tueur à gages de la Camorra est fier de son fils qui gravit les échelons du crime organisé. Mais quand celui-ci est froidement tué dans un guet-apens, il reprend du service accompagné de son ami Toto le boucher. Leur quête de vérité va déclencher une spirale de vengeances et de trahisons dans les clans mafieux du Naples des années 70. 

A couteaux tirés de Rian Johnson- En DVD

Un savoureux film façon Cluedo, une intrigue maîtrisée avec de nombreux rebondissements. Un casting 5 étoiles pour une ambiance digne d’un bon Agatha Christie. Excellent !

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The outsider : la peur a plusieurs visages de Richard Price -En DVD

Cette série est inspirée du roman de Stephen King.

Tout repose sur le meurtre d’un enfant atrocement mutilé. Le coupable semble vite identifié malgré de nombreuses contradictions sur l’enquête.

Une série pleine de rebondissements et effrayante. Dans une ambiance surnaturelle qui saura vous retenir au fil des épisodes.

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Paris Police 1900 : lumière sur une époque noire de Fabien Nury – En dvd

Nous rentrons dans un Paris chahuté et épuisé par l’affaire Dreyfus.

Dans une atmosphère déjà en surchauffe un jeune inspecteur est mobilisé sur une affaire de meurtre. De cette enquête on pénètre dans une guerre de pouvoir et de trahison.

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Aussi, la Médiathèque Départementale de l’Isère propose dans son catalogue de films en ligne de nombreux films et séries

dans le genre policier, suspense, n’attendent que vous !

Pour accéder à cette ressource il faut être inscrit sur l’une des Médiathèques de notre réseau du Vals du Dauphiné et faire une demande à cette adresse pour en bénéficier. Inscription.

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