DÉJ’EN BULLE – Juin 2021/ La Passerelle, La Tour du Pin

DÉJ’EN BULLE – Juin 2021/ La Passerelle, La Tour du Pin

DÉJ’EN BULLE – Juin 2021/ La Passerelle, La Tour du Pin

Aucun commentaire sur DÉJ’EN BULLE – Juin 2021/ La Passerelle, La Tour du Pin

Retour sur Le Déj’en bulles bucolique que nous vous avons proposés vendredi 25 juin dans le rez de jardin côté jeunesse.

Durant ce moment convivial en extérieur, riche en partage, rire et bonne humeur, Romain, Anaïs et Faïza vous ont présentés leurs coups de cœur bande dessinée du moment. Ce fût l’occasion de découvrir une belle sélection hétéroclite, variée sous le signe de la Révolution, du grand âge et de l’Ailleurs….

Si vous n’avez pas pu être au rendez-vous, nous vous invitons à retrouver par ici cette large sélection bande dessinée. N’hésitez pas à retrouver tous ces titres dans nos rayons et si besoin n’hésitez pas à les réserver !

 

La malédiction du pétrole de Jean Pierre Pécau et Frédéric Blanchard (2020)

Le pétrole est devenu indispensable à l’économie mondiale, c’est sa plus grande richesse, mais aussi sa plus grande malédiction. Retraçant l’histoire de ce paradoxe les auteurs se penchent avec acuité sur le sujet. Depuis près d’un siècle et demi, l’or noir a été le moteur de la croissance et la source des plus grands malheurs. Combien de temps cet état va-t-il durer alors que même la catastrophe écologique du réchauffement climatique ne semble pas peser dans la décision de s’en passer ? Mais à quand remonte cette course à l’abîme ? C’est ce que les auteurs entreprennent de raconter.

Cette bd documentaire retrace l’histoire de la découverte du pétrole au XIXe siècle avec déjà une rivalité commerciale entre les Etats-Unis et la Russie. Cette ressource d’abord utilisée pour l’éclairage devient un élément central de la deuxième révolution industrielle avec l’essor de l’automobile. La première guerre mondiale en fait définitivement une ressource au centre des intentions internationales et un enjeu militaire. Les auteurs ont pris le parti de raconter l’histoire du pétrole du point de vu des grandes entreprises du secteur surnommées «Les sept soeurs» et de l’enjeu géopolitique entre les Etats-Unis, l’Europe et le Moyen-Orient. Cette BD est une bonne entrée en matière pour découvrir les dessous, pour ne pas dire les magouilles, de cette industrie majeure de l’économie mais certains passages auraient mérité d’être plus approfondis. Les dessins en noir et blanc illustrent très bien le propos en utilisant fréquemment des symboles pour représenter les pays ou les entreprises évoquées. Cette BD ne comporte quasiment aucun dialogue, c’est avant tout une narration qui vulgarise parfaitement l’histoire du pétrole. On notera tout de même l’usage très fréquent de dessins identiques sur différentes planches ce qui est dommage sur une BD de seulement 100 pages. Cette BD est bonne lecture pour qui souhaite en apprendre plus sur une des ressources les plus exploitées et les plus polluantes de ces 150 dernières années.

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Chronique du léopard de Appollo et Téhem (2018)

Charles et Julien se rencontrent au lycée Leconte de Lisle. Leur monde, c’est La Réunion des années 1940. Parmi les élèves qui fréquentent l’établissement, on compte notamment Raymond Barre, les frères Jacques et Paul Vergès… Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1942, nos deux héros, Charles et Julien, assistent par hasard à l’arrivée du contre-torpilleur Léopard qui vient libérer l’île au nom de la France Libre. C’est le moment tant attendu par les jeunes gens du lycée Leconte de Lisle, où l’action, l’affrontement s’offrent enfin à eux.

 

Une BD écrit par de deux auteurs qui connaissent bien l’île de la Réunion pour y avoir tous les deux vécus. Et cela se sent dans ces chroniques du léopard, qui racontent l’histoire de deux jeunes ados, internes dans le lycée huppé de Lecomte-de-Lisle pendant la seconde guerre mondiale. Dans ce lycée aux méthodes très strictes, Lucien et Charles côtoient le sérieux et brillant jeune Raymond Barre,. Mais ce qui intéresse surtout Lucien est de former un groupe de rébellion, tandis que le régime de Vichy règne en maître sur l’île. On apprend beaucoup sur l’histoire de la Réunion durant cette période, mais surtout sur l’organisation de cette société de forme coloniale. Avec un Lucien exalté, qui traîne à sa suite son ami Charles, plus calme, on visite également les différentes parties de l’île, où le climat est parfois très différent et les dialectes et les habitudes aussi. Même si les dialogues font souvent sourire, cette BD traite avec sérieux d’une période intéressante de l’histoire de la Réunion et de son rôle dans la seconde guerre mondiale, dont j’ignorais tout. J’ai beaucoup aimé lire cette BD, que je vous recommande. En résumé, une belle découverte, et une chouette BD avec laquelle j’ai passé un agréable moment de lecture.

 

Cliquer ici pour réserver ce document

 

4 vieux enfoirés : de Marco Taddei et Simone Angelini (2020)

Nous sommes en 2029. Le monde est en perdition. Chacun lutte pour sa survie dans une société de consommation à l’agonie. La fin de la civilisation occidentale est proche. Un ordre unique semble régner au milieu du chaos : celui d’une haine féroce que la jeunesse voue envers les plus vieux, considérés comme d’inutiles fardeaux et tenus pour responsables du désastre collectif.

Colt, septuagénaire sur le déclin, traîne sa carcasse de combines en combines. Rongé par l’amertume, il remâche les débris d’une ancienne vie durant laquelle il était guitariste d’un groupe de rock populaire, Les 4 enfoirés Son seul souhait serait de le reformer pour une ultime représentation. Mais quand sa maison part en fumée, Colt est contraint de rejoindre un hospice, Villa Doris, où intrigues et machinations ne tardent pas à se faire jour, malmenant son besoin de sérénité. C’est alors que dans son obstination à remettre son groupe sur pied, il exhume sans le vouloir le terrible mystère de Villa Doris.

Jusque-là tout va bien comme d’irai l’autre, car à partir de là le scénario souffre d’une surenchère narrative et, surtout, d’une intrigue globale peu inspirante. On vire sur un récit fantastique qui est très mal amené et qui part dans tous les sens. Ni le récit et ni le dessin n’aident à la compréhension de l’histoire bien au contraire si bien qu’il en devient difficile d’aller au bout de cette BD. Néanmoins, on continue la lecture avec l’espoir de comprendre à la fin là où l’auteur a voulu nous embarquer malheureusement ont fini cette bd en se disant : “je n’ai rien compris”.

Seul point positif c’est l’humour noir et grinçant qui règne tout au long du récit.

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Révolution, tome 1 : Liberté de Florent Grouazel et Younn Locard (2019)

Premier volume de « Révolution », une trilogie sur la Révolution française, « Liberté » ressuscite 1789 en se promenant dans tous les étages de la société. Une fresque grandiose, brassant de multiples personnages et qui totalisera près de 1000 pages. Un livre-événement, par les auteurs d' »Eloi ».

Cette BD à la particularité de représenter la Révolution à la fois du point de vue du Tiers État faisant la Révolution armée et « anarchiquement » organisée dans la rue, et de celui de la Révolution institutionnelle avec les États généraux qui donnera naissance à la future Assemblée nationale.

Il n’y a pas de personnage principal réel, ainsi on suit un enfant pauvre des rues de Paris, une employée de taverne devenue révolutionnaire, un noble breton rejoignant les milices citoyennes de Paris et un paysan fort comme un bœuf contre les troupes royale. Ainsi en apprendre plus sur la Révolution française. On va au-delà de la simple prise de la Bastille, la BD aborde toute la complexité de cette période : les impôts, la faim, les privilèges… Puis surtout elle nous aide à mieux comprendre de manière générale comment nait une révolution. Comment de simple gens peuvent faire renverser un régime quel qu’il soit.

Concernant les dessins au début j’étais un peu troubler car ils apparaissent parfois un peu fouillis, incertains mais au bout de quelques pages on finit par apprécier le coup de crayon.

Sortie du tome 2 Egalité courant 2021 voir 2022

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Ne m’oublie pas Alix Garin. Le lombard

Résumé:

Alors qu’elle révise assidûment ses textes pour le concours d’entrée d’une école de théâtre, Clémence est interrompue par un SMS de sa maman, lui indiquant que sa grand-mère a une nouvelle fois fugué de la maison de retraite pour tenter de regagner la maison de son enfance. Sans réfléchir, Clémence va rejoindre sa famille qui est en pleine discussion avec une soignante de la maison de retraite. Celle-ci les met en garde : c’est la troisième fugue que fait la vieille femme. Une quatrième n’est pas envisageable. Deux solutions leur sont alors proposées : la retirer de la maison de retraite pour la reprendre à domicile et s’en occuper en permanence… ou la mettre sous calmants, afin que sa maladie d’Alzheimer ne lui joue plus de tours et ne la pousse pas à fuguer une nouvelle fois. La maman de Clémence prend une dure décision : elle place sa propre mère sous une « camisole chimique ». Mais Clémence n’approuve pas les choix familiaux, et ne peut se résoudre à abandonner sa grand-mère dans cette situation. Alors elle va aller la retrouver et la kidnapper ! Elle tentera d’effectuer un long voyage vers la maison de ses arrière-grands-parents, en espérant faire retrouver la mémoire à sa mamy…

 

Première BD de l’auteur qui nous propose une histoire touchante et sincère sur les liens familiaux intergénérationnels et sur la gestion de la maladie d’Alzheimer par l’entourage des malades.

Une histoire touchante, bouleversante et émouvante racontée à travers un dessin aux couleurs pastel et au trait doux et fin délicat laissant pleinement la place aux émotions des personnages.

La narration est également assez intéressante : elle se présente sous forme d’enquête policière durant laquelle Clémence est interrogée sur son escapade avec sa grand-mère (et les souvenirs qu’elle en garde).

Je n’oublierai pas ce road trip assez singulier que Clémence décide de faire avec Marie Louise (atteinte de la maladie d’Alzheimer) sa grand-mère car après il risque d’être trop tard…

Je n’oublierai pas le flot d’émotions suscité durant ce voyage où l’on passe de situation assez cocasse et drôle (not quand la grand-mère veut que Clémence lui achète des Bounty, où lorsqu’elle ne veut pas prendre sa douche) à des situations bouleversantes durant lesquelles elle prend conscience de sa maladie (avec une extrême lucidité)

Je n’oublierai pas le cœur serré et les larmes au bord des yeux à la lecture de certain passage tant dans le dessin que dans le récit prenant aux tripes

Les thèmes de la vieillesse, du temps qui passe, de l’enfance qui toque aux portes de nos mémoires abimées, de l’amour immense, sont traités avec grandeur d’âme, à hauteur d’humanité. Sans tabou mais avec une infinie délicatesse. Du sourire, aux larmes, en quelques bulles : un roman graphique plein de réalisme et de douceur, de nostalgie et d’amour aussi. Une lecture que vous ne saurez oublier.

Retrouvez aussi le coup de cœur d’Anaïs : BD qui parle tout en pudeur mais avec sincérité de la maladie d’Alzheimer. La grand-mère de Clémence est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Placée en maison de retraite, elle se désespère d’y vivre la fin de sa vie. Un jour que Clémence lui rend visite, après une nouvelle fugue de sa grand-mère, elle prend la décision de la « kidnapper » après que les médecins aient proposé une « camisole douce » pour éviter que cela se reproduise. Clémence qui a toujours entendu parler de la maison d’enfance de sa grand-mère, décide qu’elles rouleront jusque là bas, dans l’espoir d’apaiser l’esprit de sa grand-mère, persuadée d’avoir à nouveau 20 ans et de vivre chez ses parents. On sait que tout ne se passera pas comme prévu puisque le road trip est entrecoupé de l’interrogatoire de Clémence au poste de police. Ce voyage est riche en émotions, tantôt triste, tantôt drôle, toujours sincère et touchant. L’auteure puise dans son histoire personnelle pour alimenter le récit, ce qui dépeint avec beaucoup de justesse ce qu’est cette maladie. L’illustration, aux traits fins, aux couleurs douces, pastels font des planches très poétiques.

Pour aller plus loin cliquer ici pour visionner une vidéo d’Arte sur « Ne m’oublie pas » !

 

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Che une vie de révolutionnaire de Jon Lee Anderson et José Hernandèz chez Vuibert

Résumé:

Buenos Aires. Ernesto Guevara part pour un voyage qui changera son destin. Deux ans plus tard, au Mexique, il croise la route d’un révolutionnaire cubain, Fidel Castro. Et le voilà embarqué, de nuit, un soir de novembre 1956, sur un bateau de fortune qui le mène à Cuba. Là-bas, dans ce pays qui n’est pourtant pas le sien, Guevara construira sa légende et deviendra le Che : guérillero, commandante, tombeur de la dictature, défenseur du peuple, implacable chef révolutionnaire et ennemi juré de l’impérialisme américain.

 

L’auteur Jon Lee Anderson est un reporter américain et correspondant de guerre particulièrement réputée pour le New Yorker. Il est aussi un spécialiste de la biographie, et notamment son livre « bestseller » Che Guevara : A revolutionary life ». Ce roman graphique en est une adaptation.

José Hernandèz en est l’illustrateur ; il est dessinateur de presse mexicain.

Le dessin est très réaliste. Le récit lui est rythmé par les multiples les lettres et la correspondance de Che Ernesto Guevara avec sa mère notamment (mais pas que…), mais également au travers des nombreux discours prononcé par ce dernier.

L’album suit un récit chronologique (avec quelques flashbacks) donnant à découvrir le parcours et la soif de liberté que poursuivra alors Ernesto Guevara dit le CHE.

Ce roman graphique nous donne à voir la figure ambivalente et assez complexe d’une des plus grandes icônes ayant lutter sa vie durant pour la libération des peuples du jougs des dictatures présentes à travers le monde et notamment sur le continent sud-américain et ainsi que l’affranchissement de ceux-ci de l’impérialisme américain.

Un roman graphique documentaire exceptionnel et d’une grande qualité : fourmillant de détails sur la vie de ce grand personnage (hors norme).

La lecture de ce passionnant roman graphique sera l’occasion pour tout un chacun de découvrir ou redécouvrir celui qui symbolise encore le combat révolutionnaire !

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Le plongeon Séverine Vidal Bamboo édition

Résumé : Yvonne Lhermitte est une vieille femme de quatre-vingts ans. Elle a vécu toute sa vie dans la même maison, en compagnie de son mari. A vingt ans, elle se mariait. A trente ans, elle avait eu quatre enfants. A quarante ans, elle vivait une seconde vie, épanouie aux côtés de son mari. Les quarante années qui suivirent leur permirent de vieillir ensemble tout en étant heureux. Mais l’année de ses quatre-vingts ans, son mari décède. Et elle se retrouve seule, sans plus aucune envie de vivre ni d’être heureuse. Alors, elle décide de prendre une grande décision, difficile mais nécessaire. Elle vend sa maison et part s’installer dans une maison de retraite. Lorsqu’elle arrive, elle comprend vite que ce lieu ne va pas lui convenir, que son quotidien va se retrouver bouleversé, qu’elle n’est pas à sa place ici… Rien ne lui plaît : ni la femme qui l’accueille, ni la couleur de la peinture ou le dessus de lit. Pourtant, fidèle à elle-même, elle va impulser un vent de liberté dans cette maison de retraite. Elle va se faire de nouveaux amis, tenter d’être à nouveau heureuse, prendre les choses à travers le prisme de l’humour, et vivre, tout simplement. Même si elle voit autour d’elle des personnes décliner et sa propre mémoire lui jouer des tours. Elle est maintenant prête pour s’épanouir et vivre une nouvelle jeunesse malgré les obstacles qui se dresseront devant elle.

 

Un récit intimiste tout en pudeur et en douce nostalgie avec beaucoup d’humour aussi.

Les illustrations sont délicates et douces. Le récit nous fait réfléchir sur nos anciens et les liens que nous pouvons continuer encore plus à tisser avec eux même alors qu’ils entament leur nouvelle vie en maison de retraite.

Le plongeon est une véritable métaphore de la bascule qui s’opère lorsque l’on quitte sa vie de jeunesse pour commencer la nouvelle page du grand âge.

Un roman graphique sous forme d’ode pleine de délicatesse, de légèreté et d’humour (même si les larmes ne sont pas loin non plus) sur le “ grand âge”.

Un récit qui saura vous touchez en plein cœur alors qu’attendez-vous pour plonger !

Présentation par Séverine Vidal de son magnifique roman graphique :

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Hippie trail : autobiographie prénatale / Séverine Laliberté Elléa Bird – Steinkis

Résumé : L’histoire incroyable mais vraie d’un voyage en Afghanistan en 4L, d’une naissance en prison dans la Grèce des Colonels et d’une évasion sous le patronage de Saint Antoine ! Séverine est née en Grèce en 1973, et de longues années se sont écoulées avant qu’elle ne découvre la véritable histoire de sa naissance. Ce roman autobiographique, souvent très drôle et parfois dramatique, retrace son enquête auprès des protagonistes d’un voyage en 4L jusqu’en Afghanistan, sur la célèbre Hippie Trail. Jusqu’à ce que tout dérape… Une aventure pas très glorieuse, souvent drôle, qui désacralise le voyage initiatique des seventies.

 

J’ai apprécié la singularité de ce roman graphique dans sa présentation sous forme de carnet de voyage. Il retrace une sorte d’enquête menée par l’auteur pour connaître l’histoire de sa naissance.

Il s’agit là d’une histoire vraie puisque l’auteur mène un travail d’archive et de recueil de témoignage auprès de son père, sa mère et le meilleur ami de ses parents (présent et ayant participé au “célèbre” périple ayant conduit sa mère par la case prison). Le petit plus réside dans l’incorporation de notes manuscrites des protagonistes et lettres et photographies d’origines ayant servie pour la correspondance entre son père et sa mère lorsque celle-ci était alors détenue en Grèce.

J’ai beaucoup aimé aussi la dimension documentaire historique présente dans ce récit. Ce qui nous permet de comprendre alors la grande mouvance sociologique et historique du “hippie trail” autrement dit la route des hippies véritable phénomène sociale chez les jeunes durant les années soixante-dix.

L’auteur agrémente également son récit de focus sur l’histoire et la géopolitique des pays alors traversés par ses parents : ce qui donne une dimension documentaire et instructive. Humour, fraîcheur et nombreux rebondissements auront raison de votre lecture : dépaysement garantie !

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Sur un air de Fado / Nicolas Barral – Dargaud

Résumé : Lisbonne, été 1968. Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar. Tournant la page d’une jeunesse militante, Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée, quadragénaire, a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours. Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d’un gamin venu narguer l’agent en fonction. Mais entre le flic et le médecin, le gosse ne fait pas de distinction. Et si le révolutionnaire en culottes courtes avait vu juste ? Si la légèreté de Fernando était coupable ? Le médecin ne le sait pas encore, mais cette rencontre fera basculer sa vie. Non seulement, Fernando épouse les convictions politiques des Portugais contre le régime, mais en plus, il tombe amoureux d’une femme beaucoup plus jeune que lui. Sur un air de Fado, le quadragénaire brise son image !

 

 

Première bande dessinée en solo de l’auteur qui nous donne à découvrir un récit poignant et bouleversant. Celui-ci se déroulant lors de la période sombre et tendue de la dictature de Salazar au Portugal (qui durant de 1928 à 1968).

J’ai beaucoup apprécié les portraits psychologiques et humains de l’ensemble des personnages rencontrés dans ce récit.

Nous sommes notamment captivés par l’énigmatique personnage principal qu’est Fernando. Nous le suivons dans son quotidien de médecin, épicurien et charmeur. Durant ses années d’étude, il a connu de très près l’activisme. C’est par ce biais, qu’il rencontre le grand amour de sa vie Marisa.

Le récit se fait dans un premier temps très léger et drôle pour laisser place à la romance et enfin à l’entrée en résistance.

Entre la grande Histoire (la mise en place de la dictature de Salazar au Portugal) et la plus petite : l’histoire personnelle de Fernando Pais médecin (et ses blessures secrètes), vous naviguerez entre souvenirs, nostalgie et un certain espoir notamment au travers le dénouement final.

Comme un air de “saudade” pour une lecture magnifique et instructive.

Pour aller plus loin voici une petite interview de l’auteur sur cette BD :

Cliquer ici pour réserver ce document

 

La fuite du cerveau / Pierre – Henry Gomont chez Dargaud

Le 18 avril 1955, Albert Einstein passe de vie à trépas. Pour la science, c’est une perte terrible. Pour Thomas Stolz, médecin chargé de l’autopsie, c’est une chance inouïe. Il subtilise le cerveau du savant afin de l’étudier. S’il perce ses mystères, il connaîtra alors la gloire…

Le problème, c’est que le corps d’Einstein le suit !

Privé de cerveau, Albert continue à bouger, à marcher, à parler. La perspective de comprendre le fonctionnement de ses neurones l’excite au plus haut point. « Formidable ! On va faire ça ensemble, tous les deux ! », dit-il à Stolz.

Reste à trouver un laboratoire à l’abri des regards. Ce qui n’a rien d’évident quand on a le FBI aux trousses…

 

J’ai adoré l’originalité de l’histoire consistant à partir d’un fait réel : 1955 la mort d’un des plus grands génies de la science Albert Einstein (ayant refusé de faire don de son corps à la science au passage) et l’autopsie de son corps par le médecin Thomas Stoltz Harvey.

L’auteur en fait un fiction drôle rocambolesque à la limite du burlesque dès lors qu’il introduit l’élément déclencheur : le vol du cerveau d’Einstein par Thomas Stolz pour en faire une étude poussée et qui sait peut-être percer alors le mystère du Génie …

Le ton est vif rapide et facétieux tout comme le dessin très coloré.

Le lecteur est très rapidement embarqué dans une sorte de road- movie effréné traversant de long en large les Etats Unis.

L’on y suit Thomas Stoltz Harvey (le médecin anatomopathologiste = qui fait des autopsies et du coup voleur du cerveau d’Einstein), Marianne Ruby (collègue de Thomas et neurologue et embarquée malgré elle dans cette cavale) ainsi que feu Albert à travers le spectre de son corps (au crâne béant…)

C’est plein de rebondissements, drôle, loufoque frisant le délire parfois.

Le récit est assez dense et foisonnant (attention si l’on aime l’épure cela peut être un peu déroutant car le graphisme j’avoue est assez chargé).

Le petit plus réside également dans l’ensemble des citations de grands noms d’auteur à chaque début de chapitre ( tel Molière, Albert Camus ou encore Georges Orwell…)

Une lecture à cent à l’heure et avec de multiples rebondissements tout en étant très drôle j’ai vraiment adoré !

Pierre-Henry Gomont : « Comment dessiner La Fuite du cerveau ? » https://www.dailymotion.com/video/x7w8w6x

 

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Kaboul requiem : un thé chez les talibans/ Nicolas de Wild et Sean Langan- la boite à bulles

Son épouse a beau le supplier de ne plus y aller, Sean Langan veut retourner en Afghanistan. Ce pays, le journaliste anglais, le connaît comme sa poche à travers de nombreux reportages réalisés pour la BBC notamment.

En 2008, alors que le reporter aguerri cherche à interviewer un chef pachtoune taliban, combattant les forces de l’OTAN, lui et son fixer se font kidnapper en zone tribale pakistanaise. Leur vie ne tient plus qu’à un fil…

Heureusement, son humour anglais le tient à l’abri du désespoir. Les complexes mais généreuses règles de l’hospitalité pachtounes le protègent finalement des pires menaces. De son cachot, Sean devient l’observateur avisé des tensions qui agitent ces tribus d’hommes d’honneur…

 

Quand l’humour so british de Sean Logan, reporter de guerre rencontre la finesse et l’humour corrosif de Nicolas de Wild, dessinateur cela donne un récit irrésistiblement drôle et instructif.

Avec ce récit nous embarquons au travers des périples sous haute tension du journaliste et de son interprète. Sa captivité, ses doutes, ses pensées et la bonté de coeur dont certains Afghans du village font preuve envers lui malgré son statut de paria.

Un récit vif et mené tambour battant tout en étant plus qu’instructif sur la géopolitique et le conflit en Afghanistan tout ça dépeint avec humour et calembour : hilarant et fort instructives et n’hésitez pas à découvrir les deux tomes de Kaboul disco du même auteur !

Pour aller plus loin cliquer ici pour visionner une vidéo d’Arte sur « Kaboul requiem : un thé chez les talibans » !

Cliquer ici pour réserver ce document

 

Amour minuscule / Tereza Radice -Glénat

S’aimer à distance. Espérer en silence.

Iris est d’origine argentine et Ismail, syrienne. Ils s’aiment, vivent en Italie et forment le couple idéal. Mais alors qu’Ismail part en voyage pour régler des affaires familiales, la guerre éclate en Syrie. Pris dans la tourmente, il se bat pour rentrer au pays. Dans le même temps, Iris, elle, découvre qu’elle est enceinte. Mais la communication entre eux est rompue… Comment savoir si Ismail est encore en vie et s’il va pouvoir un jour revenir ? Comment lui annoncer qu’il va être le père de cet « amour minuscule » qui pousse dans le ventre d’Iris ?

 

Un roman graphique d’une beauté magnifique tant dans le récit mais également dans le dessin et les multiples métaphores pour traduire l’absence et le lien.

Un récit qui est très dense et riche où il est question de plusieurs notions se croisant : la tolérance, l’engagement politique, religieux et dans le couple, la guerre, l’exil, l’art, la fraternité, la maternité et la liberté…

Beaucoup d’émotion et de sensibilité s’en dégage et nous poursuive une fois ce splendide récit terminé. Une ode à la tolérance et acceptation de l’autre peu importe sa culture et son histoire. A découvrir urgemment !

Cliquer ici pour réserver ce document

 

 

La fée assassine de Sylvie Roge et Olivier Grenson. Editions le lombard

Thriller BD glauque, mais à la construction très intéressante. L’histoire de Fanny, jeune femme simple et sans histoire, qui est arrêtée pour meurtre le soir de Noël. Stupéfaction pour son mari, médecin de garde le soir du réveillon, appelé en urgence au commissariat. Voulant la sortir de là, il fait appel à un avocat. C’est au travers de l’échange avec cet avocat que Fanny va dérouler son histoire, celle de sa famille : sa sœur jumelle avec qui elle est très fusionnelle, sa mère disfonctionnelle, son géniteur, parti à l’annonce de leur naissance. Un polar tragique traduisant avec succès les secrets de famille qui détruisent plusieurs générations. Graphiquement le peu de couleur ajoute à l’ambiance pesante, tranche avec les festivités et illuminations qu’est Noël. La couleur rouge est par contre omniprésente, annonciatrice de la tragédie. (Montrer les planches présentant les rêves et cauchemars, avec les codes de Disney)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut flinguer Ramirez Acte 2 d’Antoine Petrimaux. Glénat éditions

On retrouve avec délice notre chez Ramirez, l’as muet des aspirateurs ! Après un Acte 1 au succès retentissant, l’acte 2 était attendu et redouté : serait-il aussi bon que le premier ? Et bien oui ! J’ai eu du mal à rentrer dedans au début, je conseille d’ailleurs de relire le 1 histoire de se replonger dans cet univers si singulier. Parce que oui le récit est riche, mais la construction graphique aussi : des grandes pages de pub à l’américaine, des images dignes des western, tout ça demande un peu de concentration. On retrouve donc Jacques Ramirez, mis à contribution par son patron pour présenter le nouveau Vacumizer 2000, l’aspirateur du futur ! Ramirez, repéré dans le tome 1 par la mafia mexicaine doit faire face à une nouvelle équipe de tueurs. De quiproquo en mauvais timing, le voilà embarqué dans une chasse à l’homme avec deux braqueuses/actrices après l’incendie de la Robotop. On plonge à nouveau dans un récit digne de Tarentino, dans un décor pour le moins explosif !

Retrouvez le tome 1 juste ici ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jardin – Paris de Gaelle Geniller. Editions Delcourt

Petit bijou que cette BD de Gaëlle Geniller. 210 pages (gros morceau !) de douceur, de couleurs, d’émotions et de charme. Rose est né et a grandi au “Jardin”, cabaret parisien tenu par sa mère. Au jardin, toutes les danseuses ont des noms de fleur, et y règne une ambiance très familiale, ou tout le monde veille sur tout le monde. Agé de 18 ans, Rose vient de se produire sur la scène du Jardin. Petit à petit il prend plaisir à danser, et devient vite la nouvelle attraction du cabaret, au point d’avoir son premier “habitué”. Dans une ambiance très années 60 (vestons, lettres manuscrites et jolies voitures), l’auteure nous trace l’histoire de ce jeune garçon, qui a grandi dans un cercle uniquement feminin, et qui se trace une voie bien à lui, tantôt en robes, tantôt en pantalon.

Cliquer ici pour réserver ce document

Laisser un commentaire

Retour en haut